Bienvenue sur Equinella — Votre plateforme d'annonce et d'information visant à la détection précoce de maladies équinesTel. 031 - 684 22 43

Nouveau virus détecté chez des chevaux

25. Août 2026

 

Le virus Shamonda-like, qui circule depuis cet été chez les bovins, a été identifié pour la première fois chez deux chevaux décédés. Cette découverte pourrait expliquer l’augmentation récente des affections neurologiques chez les chevaux. De nombreuses questions restent toutefois en suspens, notamment en ce qui concerne le traitement et la prévention. À ce jour, le virus n’a pas pu être détecté chez un cheval vivant.

Depuis plusieurs semaines, une augmentation des affections du système nerveux central chez les chevaux est signalée dans différentes régions de Suisse via Equinella (aperçu des signalements sous forme de tableau ou carte des signalements). Plusieurs chevaux présentant des signes neurologiques similaires ont été pris en charge dans les cliniques équines de la Faculté Vetsuisse à Berne (Institut suisse de médecine équine, ISME) et à Zurich.

Chez l’un des chevaux affectés, du matériel génétique du virus Shamonda-like a été détecté dans le cerveau par séquençage métagénomique non ciblé (metagenomic NGS) au département Neuroscience de la Faculté Vetsuisse de Berne. L’Institut de virologie et d’immunologie (IVI) a ensuite confirmé la présence du virus Shamonda-like par PCR pan-Simbu dans des échantillons cérébraux provenant de ce cheval ainsi que d’un second cheval décédé.

Les orthobunyavirus du sérogroupe Simbu, auquel appartient le virus Shamonda-like, infectent principalement les ruminants et plus rarement les chevaux. Surtout présents en Afrique, en Asie et en Australie, ces virus sont transmis par des moucherons hématophages du genre Culicoides. Il s’agit de la première détection d’un virus Shamonda-like chez le cheval en Europe.

Chez les deux chevaux concernés, le virus n’a pu être détecté que dans le tissu cérébral. Les analyses du sang et du liquide céphalorachidien sont restées négatives. Cette différence pourrait s’expliquer par une virémie particulièrement brève, peut-être encore plus courte que chez les bovins. Ces observations restent néanmoins préliminaires. De nombreuses questions doivent encore être élucidées afin de mieux comprendre cette nouvelle infection virale chez le cheval. L’IVI travaille déjà activement à la mise au point d’un test permettant de rechercher le virus Shamonda-like chez les chevaux vivants.

L’enjeu est désormais de déterminer rapidement si ce virus est réellement à l’origine de l’augmentation récente des cas neurologiques observés en Suisse (du Plateau jusqu’au Valais, et aux Grisons), ainsi que dans d’autres pays européens.

Il est essentiel de rappeler que les signes neurologiques chez le cheval peuvent avoir de nombreuses autres causes. Certaines maladies sont hautement contagieuses, comme l’infection à HVE-1, ou soumises à déclaration obligatoire, comme l’infection par le virus du Nil occidental (WNV). Par ailleurs, le virus Shamonda-like n’a jusqu’à présent été identifié que chez deux chevaux décédés. Rien ne permet donc, à ce stade, d’affirmer que les autres chevaux présentant des signes neurologiques ont été infectés par ce même virus. Il reste donc important de procéder à des diagnostics différentiels ciblés pour les infections connues telles que l’EHV-1/4, la FSME, le WNV, la (neuro-)borréliose, l’anaplasmose et, en cas de provenance de zones d’endémie, les infections à bornavirus, et d’exclure ces causes ainsi que les causes non infectieuses.

Selon l’état actuel des connaissances, rien n’indique la présence d’infections chez l’homme. Cependant, comme il s’agit d’un virus émergent et que les données disponibles à ce sujet sont pour l’instant limitées, il n’est pas possible à l’heure actuelle d’évaluer de manière définitive son potentiel zoonotique.

Des informations complémentaires sont disponibles sur les sites de l’IVI, de l’ISME de l’Université de Berne et de la Clinique équine de l’Université de Zurich.

 

Informations concernant le foyer d’EHV-1 à Oliva (Espagne)

Fin février, plusieurs chevaux ont été testés positifs à l’herpèsvirus équin de type 1 (EHV-1) à Oliva, en Espagne, à l’occasion du Mediterranean Equestrian Tour (MET). Au début, quatre chevaux présentaient de la fièvre. La Fédération équestre internationale (FEI) a récemment annoncé que neuf chevaux au total ont dû être hospitalisés, dont huit présentaient des symptômes neurologiques. Actuellement, une centaine de chevaux se trouvent encore sur le site, isolés en différents groupes. Depuis le 1er mars, aucun nouvel animal présentant de la fièvre ou d’autres symptômes n’a été signalé. En tout, près de 1000 chevaux avaient participé au tournoi d’Oliva, et la FEI a interdit la participation aux compétitions pour tous ces animaux jusqu’à ce que les tests EHV-1 soient négatifs.

De plus amples informations ainsi que le communiqué de presse de la FEI du 2 mars 2023 sont disponibles ici

Vous trouverez plus d’informations sur l’herpèsvirus équin dans l’aide-mémoire pour les vétérinaires et dans l’aide-mémoire pour les propriétaires de chevaux, les détenteurs de chevaux et les propriétaires d’écurie.

Mars 2023

Foyer d’herpèsvirus équin (EHV-1) en Espagne: Le point sur la situation actuelle en Suisse

Aucun nouveau cas d’EHV-1 n’a été signalé en Suisse depuis bien 3 semaines. Le foyer d’herpèsvirus équin s’est heureusement limité aux cas connus dans le canton de Zoug, concernant des chevaux tombés malades après leur retour d’un concours de saut à Valence. La maladie ne s’est pas transmise en Suisse, notamment grâce au comportement professionnel de toutes les personnes impliquées. Elle n’a provoqué aucun décès et tous les chevaux se sont rétablis. Le cheval qui avait dû être traité pour des symptômes neurologiques à l’Hôpital vétérinaire de Zurich a également pu être remis aux soins de son propriétaire.

Vous trouverez ici un document contenant des réponses aux FAQs sur le EHV-1 posées par les propriétaires, les entraîneurs et autres personnes concernées par le sport équestre.

L’EHV est endémique dans notre population de chevaux et des cas de EHV-1 et de EHV-4 sont diagnostiqués chaque année. Un filtre permet d’afficher le graphique du nombre de cas des dernières années sur le site Equinella.

Equinella était également représentée dans la task force vétérinaire de la Fédération Suisse des Sports Équestres (FSSE). En raison de la stabilité de la situation épidémiologique, il a été décidé à l’unanimité que les concours pourront se dérouler à nouveau en Suisse à partir du 29 mars, pour autant que la réglementation COVID-19 le permette. Le communiqué de presse de la FSSE se trouve ici.

25.03.2021

Épidémie d'EHV-1 associée à un concours à Valence

Il y a actuellement (février 2021) une épidémie d'EHV-1 associée à un concours à Valence, en Espagne. On ne sait toujours pas si cette épidémie s'est étendue à d'autres conours en Espagne et dans le reste de l'Europe. Cependant, des cas d'EHV-1 ont déjà été signalés en France et en Belgique en rapport avec la participation au concours de Valence. Il s'agit d'une grave épidémie qui touche de nombreux chevaux et entraîne des symptômes neurologiques et des décès. L'épidémie doit donc être prise au sérieux et des mesures doivent être prises pour l'endiguer ou pour empêcher sa propagation à la population de chevaux suisses par le retour des chevaux ayant participé à ces concours.


Equinella, la Fédération suisse d'équitation (FSEE) et l'Association suisse de médecine équine (ASME) ont décidé d'émettre des recommandations pour prévenir la propagation de l'épidémie d'EHV-1 en Suisse. Ces recommandations sont indépendantes des directives de la FEI concernant la participation à d'autres concours, et sont donc également différentes en termes de contenu des recommandations de la FEI.

Vous pouvez trouver les recommandations ici. L'annonce de SVPS ici et les aides-mémoires ici.

Mars 2021

Coronavirus chez les équidés

Le coronavirus équin (ECoV) appartient au groupe des bêtacoronavirus, tout comme le virus humain SARS-CoV-2 actuellement en circulation (à l’origine de la maladie COVID-19). D’autres espèces de mammifères peuvent également être infectées par les coronavirus, mais il est important de comprendre que ces virus sont fondamentalement différents les uns des autres. Les coronavirus sont spécifiques aux espèces, ce qui signifie qu’ils ne provoquent des symptômes que chez l’hôte naturel et les espèces étroitement apparentées. Les mammifères domestiques, dont les chevaux, ne courent actuellement aucun risque de contracter le COVID-19. Voir aussi l’information de la faculté Vetsuisse de Zurich sur le COVID-19 et les petits animaux.

Les chevaux et les autres animaux de compagnie peuvent néanmoins jouer le rôle de vecteurs dans certaines situations, c’est pourquoi il faudrait envisager de porter un équipement de protection en cas de traitement d’un cheval dont le propriétaire est malade.

 

Chez les chevaux adultes, l’ECoV n’est connu que depuis quelques années comme étant à l’origine d’une maladie gastrointestinale fébrile du troupeau, souvent accompagnée de diarrhée. Vous trouverez ici un article qui fait le point sur les infections à ECoV chez les chevaux adultes. Des foyers avec des taux de morbidité de 10 à 80 % ont été signalés jusqu’ici aux États-Unis, en Europe et au Japon. La faculté Vetsuisse de Zurich mène actuellement une étude de prévalence en Suisse. Chez les poulains, le virus est considéré comme un agent pathogène de la diarrhée, bien que l’ECoV puisse être mis en évidence dans des proportions égales dans les fèces des poulains malades et des poulains en bonne santé. La signification d’un résultat positif chez un poulain malade n’est donc pas encore claire.

03/2020

Equi-Commun

Equi-Commun a été créé en octobre 2018. L’idée était que les détenteurs et propriétaires de chevaux contribuent à la détection précoce des maladies équines en signalant les symptômes observés sur leurs chevaux. Les vétérinaires Equinella ont été sensibilisés au projet dans la newsletter Equinella. Cependant, jusqu’en décembre 2019, seuls quatre signalements ont été envoyés à Equi-Commun. Face à cette situation, l’équipe de projet a décidé de mettre un terme à l’utilisation de cet outil en ligne.

Nous remercions tous les vétérinaires de leur intérêt et de leur engagement pour diffuser Equi-Commun dans les différents groupes d’intérêts, et qui ont apporté ainsi leur soutien au projet. Celles et ceux qui voudraient en savoir plus sur les raisons pour lesquelles Equi-Commun n’a pas eu le succès escompté trouveront des explications ici (en allemand) :  http://www.vphi.ch/forschung/laufende_projekte/equi_commun/index_ger.html.

L’équipe de projet à l’Institut Veterinary Public Health de la faculté Vetsuisse de Berne

Version: 736747ad  Stand: 04.08.2026